Interdire la pratique de l’hypnose : 
lettre ouverte d’un hypnothérapeute

Un colloque médical d’hypnothérapie se déroulera en aout 2015. Au sein d’articles communicant au sujet de ce dernier, certaines personnes du corps médical se sont exprimées sur leur souhait de voir apparaitre une loi interdisant la pratique de l’hypnose à toute personne non médecin. (ici) Au sein de ces différents articles, une seule justification (la protection des patients) est mise en avant pour convaincre de l’utilité d’une telle loi. Déclenchant une vague de questionnement et de peur au sein de la communauté des hypnothérapeutes, j’ai donc décidé à mon tour de mettre en perspective la vision d’une partie du corps médical français. Chers amis, hypnothérapeutes, médecins ou simples citoyens, n’hésitez pas à « re-agir » à votre tour. Tout le contenu de cet article n’est bien entendu que MON point de vu d’hypnothérapeute

Interdire la meilleure des protections ?

Au nom de la protection des patients, une partie du corps médical français pratiquant l’hypnothérapie souhaite voir la pratique de l’hypnose interdite à toute personne n’appartenant pas à leur institution. Si effectivement la régulation de notre pratique, le perfectionnement des formations et la mise en place d’un cadre de travail est compréhensible, voir souhaitable (cela permettrait d’avoir enfin un métier reconnu, et de ne plus être juste « une pratique hors-cadre réglementé » ), je doute fort que fermer le « marché » (appelons un chat un chat… mais nous y reviendrons plus loin) à toute personne non médecin soit la bonne solution.

Plonger en hypnoseTout d’abord, l’interdiction a deux problèmes. Non seulement elle ne régule les choses qu’en apparence. En effet, combien de pratiques ont tenté cette voie sans jamais arriver aux objectifs fixés. Si pratiquer « l’hypnose » devient interdit, combien de praticiens vont se lancer dans l’accompagnement « hypno-sensorielle » ou de « l’hypno-coaching » (je peux vous trouver de nombreux noms de substitutions). On peut citer pour exemple l’interdiction de faire des « massages » mise en place par le conglomérat des kinésithérapeutes. Alors faisons du « modelage » répondirent toutes les esthéticiennes…

De plus, l’interdiction d’une pratique sur marché ou dans un secteur n’a souvent qu’un effet : développer les pratiques illicites et douteuses. Beaucoup de personnes pratiquerons clandestinement sans cadre formel ni assurance. De surcroît, on s’expose à un retour du côté mystique.  Car réserver la pratique à un cercle d’initié, n’aura comme effet que de limiter et raréfier la diffusion de l’information. Les jeux mystiques et les légendes urbaines autour de l’hypnose auront tout l’espace pour refleurir, avec les conséquences que l’on connaît.

Le protectionnisme de marché plutôt que la protection des patients ?

Je pense que vous l’avez compris, l’interdiction ne me semble pas vraiment être un moyen efficace de protéger nos « patients-consommateurs ». On peut donc se demander si la protection est vraiment l’objectif ou simplement un leurre attentionnel (mes amis hypno comprendront de quoi je parle). Bref, « à qui profites le crime ? ».

A cette question, la réponse est simple ! Une fois de plus, tout ceci n’est qu’une histoire de lobby.  Nous n’avons à faire qu’à une « protection de marché » déguisée en lutte pour la sécurité des patients. Hors ce n’est pas le patient qui au cœur du débat mais bien sa partie « consommateur » (oui je vais en choquer plus d’un mais cette partie existe chez nos patients…). En effet, depuis quelques années, le marché de la thérapie sous hypnose est en pleine croissance. On n’a jamais autant entendu parler de notre pratique ni vu autant d’articles ou de reportages. Donc la demande grandit.

Et c’est cette demande grandissante que ce lobby souhaite récupérer en fermant le marché pour ne pas avoir à le partager. Je vous rassure, ce n’est malheureusement pas la première fois que la logique de marché gagne le monde santé. Cette mesure n’a donc qu’un objectif : protéger les praticiens du monde médical et non patients. Dans l’absolu, c’est une magnifique stratégie marketing. Cela permet d’éliminer une concurrence sans avoir à être meilleure qu’elle et surtout sans l’affronter. Pour ceux qui ne sont pas du secteur du marketing, c’est exactement comme cela que procède, par exemple, un état pour protéger un secteur ou une industrie quand il n’est pas assez performant pour faire face à la concurrence étrangère : il ferme le marché au lieu d’essayer d’être plus compétitif.

L’hypnose dans tout cela ?

Mais tout ceci ne serait pas aussi triste, si ce n’était pas des hypnothérapeutes qui demandaient cela. Car cette démarche est pour moi un non sens quant à notre pratique. Comment des professionnelles formés à l’hypnothérapie peuvent-ils prôner la fermeture ?

Tout praticien et thérapeute ayant fait plus de deux jours de formation (oui oui ça existe…) vous le dira : « l’hypnose vise à donner du choix et de la liberté ». Le patient « bloqué » dans sa situation problème viendra consulter un hypnothérapeute non pas pour qu’il le « guérisse », mais pour être aider à apprendre à utiliser ses propres ressources et sortir de lui-même de son contexte « verrouillé ». Notre objectif est ainsi de rendre notre patient responsable (nous reviendrons sur cette notion plus loin), qu’il retrouve liberté et choix… Je propose d’ailleurs, si vous souhaitez en savoir plus sur ce sujet, un excellent auteur qui a fait un peu parler de lui dans le monde de l’hypnose : Milton Erickson (oui, je suis ironique…).

Or cette loi engendrerai exactement l’inverse. Elle serait liberticide et opposée aux valeurs de l’hypnothérapie. Fermer et verrouiller un domaine empêcherait son évolution, la découverte de nouvelles voies d’exploration et de pratiques. Elle n’aurait qu’un seul impact, celui de figer une pratique dans la vision d’un petit groupe de praticiens détenant « leur vérité ». Tous ceux qui ont un peu de connaissances, en hypnose et en hypnothérapie, savent que c’est l’ouverture dont a bénéficié ce domaine à travers son histoire qui à permis à l’hypnose de devenir « moderne ». Car c’est exactement cela que ce lobby risque de faire : couper de son histoire l’hypnose « moderne », l’aseptiser pour la rendre plus « noble » et éradiquer les pratiques qu’ils ne maîtrisent pas (comme le spectacle).

Le comble de l’histoire :  Comment interdire un état naturel et un outil utilisé de tous ?

Vous aurez compris mon envie de défendre tous les styles d’hypnose. Surtout, à mes yeux l’hypnose n’est pas une, elle est multiple… Non seulement dans sa pratique mais surtout dans la manière de la vivre ! N’oublions pas qu’elle est un phénomène naturel, que l’on vit tous, tous les jours, basé sur un vécu subjectif et induit par la mise en place d’une relation.

Hypno Alain ParraPour illustration, je ne résiste pas à l’envie de vous livrer une partie de la définition qu’Erickson lui-même donnait de l’hypnose : « Etat de conscience dans lequel vous présentez à votre sujet une communication, avec une compréhension et des idées, pour lui permettre d’utiliser cette compréhension et ces idées à l’intérieur de son propre répertoire d’apprentissages.  […] Elle ne relève pas d’un état de sommeil induit. […c’est un] état naturel que nous avons tous expérimenté. ».

Il y a autant de relations, de communications et de vécus hypnotiques qu’il y a de gens sur cette planète. Gardons cette richesse et cette pluralité. De la même manière, les outils d’induction ne sont « que » des outils de communication. Politiques, spécialistes du marketing, journalistes… s’en servent allègrement. Va-t-on leur interdire de communiquer ?

Et pour finir, comment interdire une pratique, quand sa définition elle-même fait débat depuis plus de 200 ans et ne bénéficie d’aucun consensus clair! Car c’est bien là un des problèmes, encore aujourd’hui l’hypnose n’a pas de définition officielle. Ils existent simplement des courants de pensées et des points de vus d’auteurs (pour ceux que ça intéresse, contactez moi et je vous donnerai quelques liens scientifiques de ce débat). Donc avant d’interdire, il va falloir donner une définition bien arrêtée et surtout reconnue de tous. Et là, il y a du travail pour encore au moins 200 ans.

Dire merci à l’hypnose spectacle, tout en rendant les gens responsables : une utopie ?

Depuis tous temps deux pratiques, aux valeurs à priori antagonistes, s’opposent : l’hypnose spectacle et l’hypnose thérapeutique. Je ne rentrerais pas dans le débat de valeurs (spectacle avilissant vs thérapie au service de l’homme), ni je ne répondrai à la question de l’impact de l’hypnose spectacle sur nos pratiques de cabinet (« Monsieur, pouvez vous me faire comme à la TV et effacez le problème de mon cerveau »… ça vous rappelle quelque chose ?). Je vous propose une autre démarche qui n’engage que moi.

Tout d’abord, commençons à dire merci aux hypnotiseurs de spectacle (promis je ne suis pas totalement fou…). Grâce à eux, on n’a jamais autant entendu parler de l’hypnose. Ils sont un formidable vecteur de communication (même si les messages véhiculés ne sont pas au top je vous l’accorde). Ils ont fait croitre la notoriété de l’hypnose et ainsi développé le marché de la thérapie sous hypnose. Des articles de journaux aux revues scientifiques, des colloques médicaux aux laboratoires de recherche, depuis 4-5 ans c’est l’effervescence. On en parle, on la vulgarise et on la démocratie. On n’est enfin plus complètement dans le mystique. L’hypnose entre même à l’hôpital !

Enfin, mettre l’hypnose spectacle à la poubelle, c’est simplement renier l’histoire de notre pratique !!! L’hypnose spectacle a permis le développement de nouvelles approches. De mon point de vu d’hypnothérapeute, nous pouvons apprendre de cette pratique (hypnose directe, rapide, rites…) pour enrichir nos pratiques de cabinet. Arrêtons de confondre l’outil de son utilisation. Observez autant d’hypnotiseurs que possible, de tout horizon (ce qui ne signifie que vous ayez à être en accord avec leur éthique). Vous apprendrez sûrement de nouvelles choses et vous comprendrez comment chaque technique fonctionne. A ce moment là seulement, vous pourrez choisir et défendre une position. Car émettre un jugement creux sans avoir d’appui théorique ou de compréhension des processus n’a que peu d’intérêt. Tout au plus il préfigure d’une certaine ignorance…

Eduquer et rendre responsable, une utopie ?

Et si la question au cœur de ce débat était la responsabilité ? Éduquer et rendre responsable… Certainement une douce folie pour bon nombre. Il est tellement plus facile et rentable d’infantiliser, de victimiser et d’interdire. Cependant, au lieu de faire la chasse aux sorcières, ne vaut-il pas mieux prendre son bâton de pèlerin, monter sur une estrade, vulgariser notre pratique, faire passer l’information à chacun. Cherchons la reconnaissance de notre pratique au lieu de l’interdire et de la limiter. Arrêtons de faire uniquement des colloques ou des conférences réservés aux seuls initiés, rendant inaccessible l’information pour le commun des mortels. Faisons prendre enfin conscience de ce qu’est vraiment l’hypnose. Apprenons aux patients à discerner ce qui est bon pour eux au lieu de choisir à leur place. Bref, tentons de rendre chacun autonome et responsable dans le choix de son thérapeute (D’ailleurs à ce sujet on vous prépare quelque chose très bientôt…).

Vraiment mes amis, plus je lis ces articles parlant d’interdiction, plus je suis heureux de travailler avec des instituts, des laboratoires, des chercheurs et des médecins ouverts et véritablement orientés « patient » et non « marché ». En tout cas, tout cela me rend encore plus amoureux de ma pratique. Je ne revendique pas le droit de délivrer des médicaments ni même de soigner (un hypnothérapeute ne soigne pas, il sert le patient pour l’aider trouver en lui les ressources de son changement). Je revendique uniquement le droit de continuer à faire de la relation d’aide avec notre outils qu’est l’hypnose. Car l’hypnose est une merveille qu’il faut protéger et développer. Ce qui se passe dans nos cabinets n’a rien de mystique. Cependant, lorsqu’un patient retrouve de l’autonomie et de la liberté, l’instant devient magique. Et certains, pour des raisons économiques, souhaiterez nous empêcher de vivre ou de faire vivre cela… Si parfois je doute de l’utilité de mener mon doctorat de psychologie à  terme, je les remercie, ils viennent de me redonner de la motivation !

Merci de m’avoir lu.
Prenez soin de vous.
Alain

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22 Comments

  • ALAIN K.B 17 mars 2015 at 19 h 10 min

    Les formations pour le corps médical sont déjà installées. « On » leur dit qu’ils seront les seuls à pouvoir exercer très prochainement. La formation dure une semaine, découpée en week-end. Certains suivent ces formations, prises en charges par leur organisme de formation, avec l’optique de s’installer plus tard comme coach ou hypnothérapeute. Je ne pense pas que cette législation passera, au pire il va exister une réglementation sur l’appellation, sachant que ce qui va gêner est la partie « thérapeute ».. alors il faudra s’appeler « hypnotiste » ou autre chose… Alain a raison, réglementer n’a jamais solutionné les choses. Qui est volontaire pour créer un syndicat européen ? (:-))

    • Alain 17 mars 2015 at 19 h 36 min

      Merci pour votre lecture et commentaire. Qu’avez vous en tête en parlant de Syndicat ? Pouvez vous aller plus loin dans votre idée ?

    • Novak 18 mars 2015 at 8 h 40 min

      L’idée d’un syndicat permettrait à ceux qui s’y reconnaissent de s’adresser d’une seule voix aux différentes parties prenante. Il permettrait de faire entendre cette voix avec force et crédibilité sur les sujets de plus en plus nombreux.

  • Martine 17 mars 2015 at 21 h 32 min

    Merci pour cette lettre ouverte Alain, pertinente et tellement dans la réalité ! Je partage avec plaisir. Je n’irai pas jusqu’au doctorat en psychologie

    • Alain 17 mars 2015 at 22 h 21 min

      Merci pour votre commentaire et partage.

  • PREXL Amélie 17 mars 2015 at 22 h 08 min

    J’approuve entièrement cet article et son point de vuE. Je suis médecin, et il me semble inopportun de vouloir cantonner l’hypnose au rôle d’un outil diagnostique ou thérapeutique. L’expérience que j’ai pu en avoir est celle d’une ouverture, d’une surprise, d’une heureuse rencontre, d’un retournement étrange de situation tant au cours de séances dont j’étais le sujet que lors d’exercices en tant que stagiaire hypnothérapeute. Depuis la formation (à l’institut Noésis), la relation avec mes patients n’est pas davantage ou moins thérapeutique qu’avant, elle est simplement plus agréable, plus naturelle, plus simple. J’ai l’espoir de pouvoir aider dans le domaine de la douleur, de l’arrêt du tabac, des traumatismes. Comme une promesse de poésie, de contes, de philosophie, de magie et de merveilleux dans la relation.
    Je souhaite à la profession d’hypnothérapeute un développement heureux et harmonieux, ce dont je ne doute en aucune façon étant donnée l’astuce de ces professionnels.

    • Alain 17 mars 2015 at 22 h 23 min

      Merci pour votre commentaire. Je partage vos souhaits et vos espoirs quant au développement de l’hypnothérapie.

  • loetitia Saint-Blancard 17 mars 2015 at 22 h 27 min

    Bonjour et merci beaucoup pour ce texte remarquable. je suis d’accord avec vos propos. Personnellement je suis praticienne diplômée en hypnose E et en HTSMA depuis 4 ans et je continue toujours à me former actuellement je dois être à 500h cumulées avec trois écoles différentes et je continue toujours à apprendre.
    Je suis arrivée dans l’hypnose après 18 ans de carrière dans la relation d’aide comme travailleur social spécialisée en addictologie. Je me sent tout à fait à l’aise dans ma pratique ou j’ai beaucoup de plaisir à aider les patients à s’aider eux même. Les retours sont positifs, le bouche à oreille, les orientations et mon site me permettent d’avoir un nombre de patients constant m’assurant un salaire correcte. Je me sent absolument légitime dans mon travail.
    Aussi je serai révoltée de devoir renoncer jusque par ce que le lobby veut récupérer la pratique.
    merci Loet

    • Alain 17 mars 2015 at 22 h 43 min

      Merci pour votre commentaire. Je suis en accord avec vous. Continuer à se former, rencontrer d’autres hypnothérapeutes et découvrir de nouveaux courants me semblent indispensables. Cela nous permet effectivement de se sentir plus à l’aise dans sa pratique et également de créer sa « sphère thérapeutique » comme dirait M Brosseau.

  • Ose&vous 17 mars 2015 at 23 h 31 min

    Beau résumé libéral qui laisse et permet à la confiance en la Vie de s exercer … Les gens qui doivent se rencontrer le font ceux qui ont à travailler sur leurs peurs continuent….leur étude … Ou pas …! Et ce malgré les amendements de la vie
    Tt est dans l intention …quand on permet l émergence du bien rien n arrête pas la personne …
    Merci pour ce beau partage libre et ouvert
    Cécile

  • Pro-hypnose.com 18 mars 2015 at 9 h 12 min

    Salutations Alain.

    Je ne pense pas non plus que ce choix de vouloir fermer cette pratique au corps médical soit une bonne chose ni qu’elle soit une protection pour les « patients » (pour moi c’est plutôt une protection de leur porte monnaie lol).

    En tout cas bravo pour cette lettre et si tu le souhaite je la partagerai avec plaisir.

    Amicalement, Vince

    • Alain 19 mars 2015 at 0 h 37 min

      Merci pour ton commentaire Vince. Tu peux le partager avec plaisir.

  • chloé 18 mars 2015 at 18 h 27 min

    Bonjour, et merci beaucoup pour ce bel article qui défend la liberté à exercer l’hypnothérapie. Les médecins ont déjà des centaines d’outils et de connaissances à leur arsenal, pourquoi voudraient-ils se réserver le droit à l’hypnothérapie, si ce n’est effectivement encore une histoire de gros sous et je rajouterais d’égo surdimensionné? Cela me choque profondément que l’on veuille circonscrire une pratique extraordinaire à un petit nombre de gens sous prétexte qu’ils ont fait plus d’années d’études sur un sujet totalement différent.
    Je ne pense pas du tout que cela soit fait pour protéger les patients mais par peur de la concurrence et donc par peur de perdre des patients! C’est plutôt flatteur pour nous hypnothérapeutes. Le corps médical est en train de se rendre compte qu’il ne joue plus forcément dans la meilleure cour, eux qui ont été très longtemps privilégiés, adulés et respectés sont en train d’avoir leur côte de popularité en baisse, et cela leur fait bizarre. Il faut donc s’attendre à ce qu’ils essayent de colmater cette fuite des patients vers d’autres thérapeutes. Les gens ont soif de médecines alternatives et non chimiques, de développement personnel. Moi j’aime ce vent de changement, et je trouve que cela amènerait plus d’égalité, mais bien évidemment je suis du côté en ascension alors c’est facile :) Cela m’étonne qu’ils n’aient pas encore essayé de dénoncer cette pratique comme sectaire pour l’interdire comme il est de bon droit en France… ( ou peut être l’ont-ils fait et cela n’a pas fonctionné ^^)

    • Alain 19 mars 2015 at 0 h 37 min

      Merci pour votre commentaire.

      • catherine m 8 avril 2015 at 7 h 12 min

        hypnothérapeute installée depuis 8 ans, je refuse cette opposition corps médical et thérapeutes. Nous ne sommes pas contre les médecins mais complémentaires. Un médecin a t’il le temps de passer une heure avec ses patients? c’est d’ailleurs la raison pour laquelle je travaille avec le corps médical.
        Je ne soigne pas, j’aide les personnes à aller chercher leurs propres ressources, celles que la vie moderne leur a fait oublier…
        merci pour cette lettre ouverte

  • Ducharme Eve 20 mars 2015 at 19 h 03 min

    Bonjour,

    Merci pour cette lettre qui a le mérite de mettre en avant les vraies raisons de ce besoin d’interdiction et ce qu’est vraiment l’hypnose ( un état naturel…).
    Les laboratoires pharmaceutiques ont fait la même chose avec les herboristes (plantes dangereuses pour la santé!) et bien sûr ils concoctent leur propre ligne de produits à base de plantes!
    Ce qui j’ai pu constater par moi-même, c’est que pour des raisons de santé, j’ai été dirigée vers des centres antidouleur en milieu hospitalier, sensés aider par l’hypnose. Sur trois centres différents, j’ai passé un quart d’heure avec différents pseudo hypno thérapeutes qui m’ont donné des anti dépresseurs pour la douleur! Pas une seule mn ils ne m’ont mis sous hypnose!
    Et il est vrai que la plupart des médecins ou infirmières formés au sein du système hospitalier n’ont qu’une semaine de formation! voire moins ce qui n’a rien à voir avec les formations sur trois ans proposées par certaines écoles….
    Souvent devant des personnes démunies qui ne peuvent pas avoir accès à ce genre de techniques pour des raisons financières, j’ai tenté de leur trouver des hypno thérapeutes en milieu hospitalier. Les personnes me rappellent en me disant soit qu’ils sont repartis avec des anti dépresseurs, soit que la séance a duré une quinzaine de mn . Je comprends à quel point les médecins sont débordés et on ne peut leur en faire grief, alors pourquoi ne pas permettre à tous ceux et celles qui se sont formés sur leur propres deniers à utiliser cette technique qui fait ses preuves au quotidien. Et oui, le pire comme vous le dîtes si bien, c’est que ce sont des médecins formés à l’hypno thérapie qui en font la demande. A qui profite cette demande ? Aux patients ? Et c’est tout aussi infantilisant pour les patients de penser qu’ils ne sont pas capables de distinguer les résultats positifs ou négatifs qu’ils obtiennent avec la personne qu’ils ont choisie. pourquoi ne pas leur laisser le choix? On devrait faire un référendum chez toutes les personnes qui ont trouver leurs solutions à leur problèmes -:)

    • Alain 21 mars 2015 at 16 h 22 min

      Bonjour Eve,

      merci pour votre commentaire et surtout votre témoignage. Je suis d’accord avec vous. La question de l’autonomie du choix de son thérapeute est à mon sens primordial. Je crois à la « loi » du « client/patient » : si vous faites bien votre travail vous aurez des clients sinon ils vous sanctionneront. Donc donnons leur l’information pour choisir, mais laissons les faire la démarche.

  • Steves 5 avril 2015 at 14 h 21 min

    Merci pour cet article plein de bons sens. Il se peut que je prenne contact avec vous via des relations communes pour parler d’un projet en cours ou votre parole aurait du sens.

    Salutations

    Steves

    • Alain 5 avril 2015 at 18 h 29 min

      Bonjour Steves,
      merci pour votre commentaire. Je reste à votre écoute avec grand plaisir si vous souhaitez échanger. Vous pourrez me joindre par ma page contact.
      Bien à vous

      Alain

  • Delporte Dany 22 juin 2015 at 22 h 09 min

    Bonsoir
    en tant que médecin participant comme conférencière au prochain congrès, je vous remercie d’exprimer ce qui parmi les praticiens devrait être une évidence : comment peut-on soigner avec cet outil appartenant au patrimoine de l’humanité ( et même du vivant) et en même temps revendiquer d’en réserver la

  • Delporte Dany 22 juin 2015 at 22 h 12 min

    la pratique à 1 soi-disant élite avec en arrière-plan un calcul commercial…..
    l’éthique de notre métier ne me semble pas respectée….
    comment peut-on soigner sans cette éthique….?

    • Alain 29 juin 2015 at 12 h 47 min

      Merci pour votre commentaire. Quel thème allez vous aborder lors de votre prise de parole à ce congrès ?

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